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  • Photo du rĂ©dacteurAlice Mansault

Auto-entrepreneurs : tout savoir pour rĂ©ussir votre aventure entrepreneuriale 🚀

DerniĂšre mise Ă  jour : il y a 6 jours

Le statut d'entrepreneur occupe une place majeure dans le paysage Ă©conomique français. Les entrepreneurs, porteurs d'innovation et moteurs de croissance, sont au cƓur de la dynamique entrepreneuriale qui façonne l'avenir de notre Ă©conomie.


Selon l'INSEE, en 2021, la France comptait prĂšs de 4,5 millions d'entreprises, toutes tailles confondues1.

Parmi ces entreprises, on estime qu'environ 1,5 million relÚvent du statut d'auto-entrepreneur, d'aprÚs les données fournies par l'URSSAF2.

Face à cette montée en puissance des entrepreneurs, il est crucial de comprendre les enjeux et les défis auxquels ils font face, ainsi que les dispositifs d'accompagnement qui leur sont proposés.


Découvrons ensemble les différents aspects de l'entrepreneuriat en France, et comment ces acteurs dynamiques contribuent à façonner le tissu économique de notre pays.


Définition et cadre légal des auto-entrepreneurs

Les auto-entrepreneurs sont des travailleurs indépendants qui choisissent un statut juridique spécifique pour exercer leur activité professionnelle. Ce régime, instauré en 2009, permet aux individus de créer leur entreprise en bénéficiant d'une simplification administrative et fiscale.


La Présentation du statut

Le statut d'auto-entrepreneur, également appelé micro-entrepreneur, est un régime simplifié qui permet de cumuler les avantages d'une entreprise individuelle et d'une micro-entreprise. Il se caractérise par la simplicité de sa création, la souplesse de sa gestion et la clarté de ses obligations fiscales et sociales. Pour devenir auto-entrepreneur, il suffit de s'inscrire sur le site autoentrepreneur.urssaf.fr et de suivre les étapes indiquées.


Quels sont les Plafonds et les obligations fiscales ?

Les auto-entrepreneurs bénéficient de plafonds de chiffre d'affaires spécifiques pour profiter du régime. En 2021, ces plafonds étaient fixés à 176 200 euros pour les activités de commerce et à 72 600 euros pour les activités de service. Il convient de vérifier réguliÚrement les montants actualisés sur le site de l'URSSAF.


S'agissant des impĂŽts, les auto-entrepreneurs sont soumis Ă  un rĂ©gime fiscal spĂ©cifique : le versement libĂ©ratoire de l'impĂŽt sur le revenu. Cela permet de payer ses impĂŽts sur une base forfaitaire et proportionnelle au chiffre d'affaires. Toutefois, pour y prĂ©tendre, le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence doit ĂȘtre infĂ©rieur Ă  un certain seuil, qui Ă©tait de 27 519 euros par part en 2020.


Des auto-entrepreneurs debout
Le statut d’Auto-entrepreneurs : atouts et inconvĂ©nients

Avantages et inconvénients du statut d'auto-entrepreneur

Le régime d'auto-entrepreneur offre de nombreux avantages, mais présente aussi quelques inconvénients qu'il est essentiel de prendre en compte avant de se lancer.

Les avantages

  1. Simplicité administrative :

  2. La création d'une auto-entreprise est rapide et ne nécessite pas de capital de départ. Les formalités de déclaration et de paiement des cotisations sociales et fiscales sont simplifiées grùce au site autoentrepreneur.urssaf.fr.

  3. Flexibilité : Le statut d'auto-entrepreneur permet de cumuler plusieurs activités professionnelles et de travailler à son rythme. C'est une option intéressante pour tester une idée d'entreprise avant de se lancer à plein temps.

  4. Couverture sociale : Les auto-entrepreneurs bénéficient d'une protection sociale similaire à celle des autres travailleurs indépendants. Ils cotisent à l'URSSAF pour la retraite, la maladie et les allocations familiales.

  5. Possibilité de cumuler avec le chÎmage : Sous certaines conditions, un auto-entrepreneur peut continuer à percevoir une partie de ses allocations chÎmage (ARE) tout en développant son activité.


Les inconvénients

  1. Plafonds de chiffre d'affaires: Les auto-entrepreneurs doivent respecter des plafonds de chiffre d'affaires pour bénéficier du régime. Si ces limites sont dépassées, ils devront changer de statut et adopter une structure juridique plus complexe.

  2. Pas de rĂ©cupĂ©ration de la TVA : Les auto-entrepreneurs ne facturent pas de TVA Ă  leurs clients et ne peuvent pas rĂ©cupĂ©rer la TVA sur leurs achats. Cela peut ĂȘtre un inconvĂ©nient si l'activitĂ© nĂ©cessite des investissements importants.

  3. Limitations sectorielles : Certaines activitĂ©s ne peuvent pas ĂȘtre exercĂ©es sous le statut d'auto-entrepreneur, notamment les activitĂ©s agricoles, certaines activitĂ©s libĂ©rales rĂ©glementĂ©es ou les activitĂ©s de location de biens immobiliers.


Conseils pour réussir en tant qu'auto-entrepreneur

Bien choisir son activité et définir son offre

Avant de se lancer en tant qu'auto-entrepreneur, il est primordial de définir précisément son activité et son offre de services ou de produits. Cette étape permet de se positionner sur un marché et de se différencier de la concurrence.


Se former et développer ses compétences

La formation continue est un atout majeur pour les auto-entrepreneurs. Il est important de développer ses compétences, aussi bien techniques que managériales, pour faire face aux défis du marché et assurer la pérennité de son activité.


Gérer efficacement sa trésorerie

Une bonne gestion de la trĂ©sorerie est cruciale pour assurer la viabilitĂ© de l'entreprise. Les auto-entrepreneurs doivent ĂȘtre rigoureux dans le suivi de leurs dĂ©penses et de leurs recettes, et anticiper les Ă©ventuelles difficultĂ©s financiĂšres.


Développer son réseau professionnel

Pour réussir en tant qu'auto-entrepreneur, il est essentiel de tisser des liens avec d'autres professionnels et de participer à des événements de networking. Cela permet de se faire connaßtre, d'échanger des conseils et de trouver de nouveaux clients.


Les dispositifs d'accompagnement pour les auto-entrepreneurs

Les organismes d'accompagnement

Plusieurs structures proposent des services d'accompagnement pour les auto-entrepreneurs, tels que des formations, des conseils ou des ateliers. Parmi elles, on peut citer la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI), la Chambre des MĂ©tiers et de l'Artisanat (CMA) ou encore l'Agence France Entrepreneur (AFE).


Les aides financiĂšres

Certaines aides financiĂšres sont accessibles aux auto-entrepreneurs, comme l'ACCRE (Aide aux ChĂŽmeurs CrĂ©ateurs ou Repreneurs d'Entreprise), qui permet de bĂ©nĂ©ficier d'une exonĂ©ration partielle de cotisations sociales pendant les premiĂšres annĂ©es d'activitĂ©, ou le prĂȘt NACRE (Nouvel Accompagnement pour la CrĂ©ation et la Reprise d'Entreprise), qui offre un prĂȘt Ă  taux zĂ©ro pour financer les investissements de dĂ©part.


Quels sont les assurances obligatoires ou conseillées que doivent souscrire les auto-entrepreneurs ?


Les auto-entrepreneurs doivent souscrire Ă  certaines assurances pour se protĂ©ger, eux-mĂȘmes et leur activitĂ©, contre les risques inhĂ©rents Ă  leur secteur. Certaines assurances sont obligatoires en fonction de la nature de l'activitĂ©, tandis que d'autres sont fortement conseillĂ©es pour assurer une protection optimale.


Assurances obligatoires

La Responsabilité civile professionnelle (RC Pro) : Cette assurance est obligatoire pour certaines professions, notamment les professions libérales réglementées (avocats, architectes, médecins, etc.) et certaines activités du secteur du bùtiment. La RC Pro couvre les dommages matériels ou immatériels causés à des tiers dans le cadre de l'activité professionnelle.


Assurance décennale :

Les auto-entrepreneurs du secteur du bùtiment sont tenus de souscrire à une assurance décennale, qui couvre les dommages pouvant affecter la solidité de l'ouvrage ou le rendre impropre à sa destination pendant une durée de dix ans à compter de la réception des travaux.

Assurance véhicule professionnel : Si l'auto-entrepreneur utilise un véhicule dans le cadre de son activité, il doit souscrire à une assurance spécifique pour couvrir les risques liés à son utilisation professionnelle.


Assurances conseillées

Assurance multirisque professionnelle : Cette assurance couvre à la fois la responsabilité civile professionnelle, les locaux professionnels et les biens matériels (matériel informatique, mobilier, etc.). Elle est particuliÚrement recommandée pour les auto-entrepreneurs ayant des locaux dédiés à leur activité.


Protection juridique professionnelle :

Appelée également "PJ", la protection juridique professionnelle offre une prise en charge des frais de justice et une assistance juridique en cas de litige lié à l'activité professionnelle.


Assurance perte d'exploitation :

Cette assurance permet de compenser la perte de chiffre d'affaires en cas d'interruption temporaire de l'activité à la suite d'un sinistre (incendie, dégùt des eaux, etc.).


Assurance prĂ©voyance : Pour les auto-entrepreneurs, la couverture sociale en matiĂšre d'incapacitĂ© de travail et d'invaliditĂ© est souvent insuffisante. Souscrire Ă  une assurance prĂ©voyance permet de complĂ©ter cette protection et de garantir un revenu en cas d'arrĂȘt de travail pour maladie ou accident.


Assurance retraite complémentaire : Les auto-entrepreneurs cotisent à la retraite de base, mais il est conseillé de souscrire à une assurance retraite complémentaire pour bénéficier d'une pension de retraite plus confortable.



Conclusion

Le statut d'auto-entrepreneur est une opportunité pour ceux qui souhaitent lancer leur entreprise en bénéficiant d'un cadre légal simplifié et d'une gestion allégée. Il convient néanmoins de peser les avantages et les inconvénients de ce régime avant de se lancer, et de se préparer aux défis liés à l'entrepreneuriat.

En développant ses compétences, en gérant efficacement sa trésorerie, en tissant un réseau professionnel solide et en tirant parti des dispositifs d'accompagnement disponibles, les auto-entrepreneurs peuvent maximiser leurs chances de succÚs et faire prospérer leur activité.

Enfin les auto-entrepreneurs doivent se renseigner sur les assurances obligatoires liées à leur secteur d'activité et envisager de souscrire à des assurances supplémentaires pour assurer une protection optimale face aux risques professionnels.


Sources:

  1. Source : INSEE, "Estimation du nombre total d'entreprises en France en 2021", https://www.insee.fr/fr/statistiques/4377802 ↩

  2. Source : URSSAF, "Chiffres clĂ©s sur les auto-entrepreneurs en France", https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil/chiffres-cles.html ↩

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